lundi 31 janvier 2011

Suite... Et fin avec l'Espagnole-Italienne-Alsacienne. Par Nate La Gitane.

Après le premier rendez-vous au café rue Sorbier, s'est écoulé près de 2 semaines. Avec un rendez-vous reporté (raison professionnelle) et des sms journaliers. Le samedi 29.01.11 je lui propose de nous rejoindre au Rosa. Étant avec des gouines en chasse, elle me dit que ça risque d'être compromis. Elle me donne quelques lieux où passer une soirée dans le gaytho et mes potes et moi-même on les fait toutes. Je la retrouve dans le dernier bar. Chatonne et Amber s'en vont. Je reste avec ma pote Jess qui était montée me voir.
Avec Jess on brave la masse de testostérone accoudée au bar pour nous choper une pinte puis au sous-sol, nous bravons à nouveau la masse de gouines transpirantes pour atteindre ma rousse. Je salue une de ses deux amies. Puis au bout de... 10 minutes, on les perd. Bien. De toutes façons j'avais prévenu que je buvais ma bière et que je m'en allais.
Pinte liquidée, nous partons donc. Un baiser échangé, quelques mots pour se quitter et je rentre.

Un sms le lendemain. Elle s'excuse d'avoir été nulle et de ne pas avoir passé plus de temps avec moi. Excuses acceptées. 

Lundi. B.B me demande si j'ai bien été dans CE bar samedi soir. Oui en effet. Pourquoi? Et là, révélations: je n'ai apparemment pas assuré une cacahouète car ma rousse aurait fini la soirée avec une autre fille.

Habituellement je ne me cale pas qu'à un son de cloche. J'attends toujours la seconde version. Alors je lui ai envoyé un message pour le lui demander. Toujours pas de réponse. 
C'était un message à mon sens, bien courtois et posé. Qui ne faisait aucuns reproches mais qui mettait en perspective la situation:

"Hey! Bon on m'a parlé d'une *bitch anonyme*... Si tu confirmes, on ne recherche donc pas les mêmes choses... Je sais bien qu'on ne s'était rien promis mais on avait dit qu'on communiquerait donc je le fais... Si tu ne confirmes pas alors excuse moi pour ce sms hors sujet. Je t'embrasse qu'importe ta réponse."

Et je ne ressens rien. À part peut être un léger soulagement. Après cette quête de la personne parfaite pour moi (oui une connerie utopique), je ne me sens plus à vouloir quelque chose d'autre que... Moi-même. Et j'observe enfin avec recul, mes amies plonger dans cette irrationalité qu'est l'amour, la passion, les amourettes, les aventures... Et je me vois telle que j'ai pu l'être. Enchainée. 

Peut être que cette liberté que je sens en moi sera éphémère, que bientôt je serai à nouveau piégée par une histoire d'amour, par l'Amour, mais j'aimerais profiter de cet instant où pour la première fois depuis longtemps, je me sens juste bien, en totale indépendance.

Sms reçu dans la nuit: elle avoue. Elle n'est pas dans une optique couple et aurait aimé qu'on en discute de vive voix car elle m'apprécie.
Et moi aussi je l'apprécie. Alors une nouvelle amie gouine c'est bien aussi.

Du coup, elle souhaite qu'on ait une conversation en tête à tête de manière à "clarifier" tout ça. Bref, elle veut qu'on discute quoi (oui je trouve ça relou mais ok. OK.) Rendez-vous demain soir au café de notre premier rendez-vous. La boucle sera ainsi bouclée.

jeudi 27 janvier 2011

tuesday wednesday thursday (par BabyBaby)

I totally switched to English and I'm really into that guy right now, I can't help it, it's just the way it is. And he's ....AWWWWWSOME!
:)
You know, shit happens but amazing surprises happen too!

mardi 25 janvier 2011

"J" "J" et "J" par BabyBaby

Ouh! où commencer...
vendredi soir je suis sortie avec Nate et ses collègues, cool tranquilou. Je l'ai lâchée en fin de soirée pour passer boire un verre seule (oui toute seule, ça se fait!). Donc je passe rue Jean Pierre Timbault, je me dégonffle pensant rentrer chez moi tout compte fait. Je traverse oberkampf et je fais un crochet par la rue Victor Letalle...Là bas je croise le mec que "je vois" et il est tout charmand, il me dit qu'il comptait m'appeler pour boire un verre (cette expression mérite décryptage!) le lendemain. Ok, cool. Je ne m'attarde pas, je suis  un peu froide avec lui mais globalement contente et je rentre chez moi.
Le lendemain, pas de news, rien, pas un message, rien. Je sors avec la Gitane et une copine à nous qui habite dans le secteur. Elle nous a missionné pour la soutenir alors qu'elle doit rencontrer une fille croisée sur le net peu de temps auparavant. On boit des coups, tout se passe bien et vu que les deux s'entendent bien on s'arrache. Nate la Gitane rentre et je fais un crochet par la rue Victor Letale (le repère je sais!) pour boire un dernier verre et surtout checker si mon petit mec pas sérieux est là bas (je sais je suis tenace mais je voulais un peu d'action...ce qui est totalement contradictoire car pour ne pas oublier qu'il ne m'a pas rappelé et n'a finalemenet rien d'un gentleman, j'ai écrit au feutre sur ma main gauche "NO WAY J". J c'est le début de son prénom. J'ai également changé son nom dans mon répertoire téléphonique car : NO WAY! Non mais c'est vrai quoi, faut pas déconner non plus.
Bon, je bois une bière, je sors et taxage de feu oblige, je me retrouve à discuter avec deux anglais. L'un me demande la signification de cette inscription sur ma main. Son prénom commence aussi par un J...* Son pote part, on discute, il me paye un verre puis me propose de boire du vin chez lui, pas loin. Il est un peu timide mais charmant. A ce moment là je sens que la soirée peut prendre trois tournants différents: soit je n'y vais pas, soit j'y vais et je rentre, soit j'y vais et je reste. Allez! les paris sont ouverts!
Donc j'y vais, on bois du vin, on discute des heures, j'adore son accent, il est vraiment très charmant et je passe une super soirée en sa compagnie. Il me propose de dessiner et on se retrouve à faire du coloriage à 2h du mat! Ensuite je censure un peu car ça devient chaud. Il est grand, bien foutu et quand il enlève ses habits il a plein de tatouages, de la lecture quoi! J'avais envoyé un message à Nate disant que je discutais avec un anglais cool mais pas plus. Ensuite, j'étais"ailleurs", j'ai pas eu le réflexe de la prévenir. Sorry baby, je promets que je te préviendrai la prochaine fois!
Le lendemain matin, c'est toujours cool, il veut me faire un truc à manger mais son frigo est vide, je lui dit que je dois partir car une amie doit venir chez moi pour passer quelques jours et que j'aimerais être là pour l'accueillir. "Do you have time for a cup of tea?" Tu parles, je suis restée encore deux bonnes heures! ouhhhhh!
bref, je me dis que je ne vais pas m'emballer, mais lui s'emballe (pas genre psychopathe, juste charmant). Je rentre, passe par la boulangerie et checke mes potes chez moi, débriff!
je suis KO, elles me disent que j'ai bien la tête d'une fille qui  a dormi ailleurs :)
ouh! bref
Dimanche soir il m'envoie des messages charmants. Pourquoi les françaias attendent dix plombes avant d'envoyer des messages chou, de la spontanéité merde!
lundi, j'y pense.
je suis de bonne humeur
je rentre en métro, et là, quelques stations avant la mienne monte un mec, pas mal, blond, les yeux marrons, plutôt grand. Il ressemble à Guy Ritchie, l'ex de madonna pour vous donner une vague idée (mais c'est pas lui hein!). je le regarde par jeu (oui j'ai un problème), il me regarde, regards de métro quoi! je passe à côté de lui pour sortir. Je sors du métro et là il me court après, me dit qu'il me trouve jolie et qu'il veut me revoir ou boire un verre tout de suite! Bon, c'est une digne d'une scène de cinéma alors j'accèpte. On discute laborieusement, il est beau mais il n'est pas magique comme l'anglais. Il me lance un regard "je veux t'embrasser" et je lui dit que ça se voit en plus! On sort et il m'embrasse, bien, longtemps, c'est chaud, même un peu trop, ça tue le romantisme du premier baiser. Au bout d'un quart d'heure il me dit qu'on pourrait aller chez moi...Non mais faut pas déconner quand même! Scène de film je veux bien mais pas film de boules non plus!je lui lâche mon numéro et je rentre. (j'aurais pas du lui donner mon numéro...maintenant que j'y pense)
Je débrif avec ma pote qui m'attend chez moi -je ne pensais pas qu'elle serait déjà là.
pfff je fais n'importe quoi mais je m'amuse. Je m'en veux un peu tout de même, et là je réalise que j'aime bien l'anglais, vraiment. D'ailleurs il m'écrit qu'il aimerait bien me voir le lendemain (ce soir!), j'accepte.
je le revois ce soir.
je suis super impatiente. L'autre blond du métro peut toujours m'appeler, il ne fait pas le poids! son prénom commence aussi par un j, mais c'est un prénom un peu connoté (c'est con je sais) et ça ne vaut pas un nom so british!

haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

*note personnelle: je me rends compte que je rencontre beaucoup d'homme dont le prénom commence par un J...je trouve ça étrange.

lundi 24 janvier 2011

Le week end du 21.01.11. Par Nate la gitane.

Mon week end commença avec la voiture bloquée au garage. Déplacement pédestre donc. 
Vendredi soir je sors avec mes collègues et j'y convie Babybaby.
Apparemment c'était soirée révélations: certains collègues n'étaient pas au courant de mon orientation sexuelle. Leurs regards en disaient long. Il y avait le regard "Non je ne suis pas surpris, je ne vois pas pourquoi je serais surpris, c'est tout à fait normal", le regard "Ah ouaiiiis?..." et le regard "Aaaah booon... Mais voilà pourquoi elle s'était coupé les cheveux courts et rasé le côté droit..."
Tout ces regards ont été lancé lorsqu'une de mes collègues (au courant) me regardait avec un large sourire. Un sourire auquel j'avais répondu "Non Babybaby n'est pas ma meuf..."

Soirée rien à croquer pour Babybaby. Elle rentre donc.
Samedi.
J'étais censée rentrer chez moi. L'état de santé de ma voiture me minait le moral. Mais une de nos amies avait un pseudo rencard rue Quincampoix. Je la briefe pour sa tenue et finalement motivée et entrainée par l'euphorie collective de midinette, nous allons soutenir notre pote Amber.

Amber avait mis la robe qu'elle avait mis pour le jour de l'an. Elle était hyper bonnasse. La fille qu'elle avait plus au moins en vue était venue avec une copine. Rien à croquer pour moi. Oui je vois quelqu'un en ce moment mais il est important que SI je devais sortir avec une fille ça serait pour une plus jolie que ma rousse... 

Laissant Amber entre de bonnes mains (le pseudo rencard semble être bien parti), Babybaby et moi rentrons.
S'étant emmerdée pendant 2 soirs, elle s'arrête rue Victor Letalle pour faire un tour vite fait.
Je rentre, je suis bourrée. 
2h du matin, le téléphone sonne. C'est Amber qui m'appelle pour que je la rejoigne à une soirée sur une péniche. Je dors. Babybaby n'est toujours pas là.
A 6h je me réveille. Toujours pas là. Je l'appelle. Elle s'est trouvé un anglais chez qui elle est et elle s'était endormie.
Deux fois de suite. Sauf que là je m'étais inquiétée (vu qu'elle ne m'avait pas prévenue).

Le lendemain. Je réceptionne sa pote comédienne qui arrive de Toulouse. On discute, on fume. Amber m'appelle pour débriefer. Elle est rentrée à 6h du matin. Ce qui est terriblement surprenant vu qu'en semaine elle est couchée à 21h30...

Midi passé Babybaby rentre.
Il s'agit donc d'un anglais fraichement arrivé. Un moche-beau c'est-à-dire une sorte de Pete Doherty ou du chanteur de Pulp. Il a l'air bien. Je sens que je vais le valider.

Enfin je rentre chez moi.
Sur Facebook je tombe sur B.B (la fille qui m'avait rendue folle d'amour l'été dernier et qui est comme de par hasard amie FB avec ma rousse). Je la questionne. Apparemment la fille que je vois actuellement est une crème. Le deuxième rendez-vous est prévu jeudi prochain. Chez moi.
Oui car en ce moment elle héberge une espagnole pour la semaine. Mais je n'ai aucunes raisons de m'inquiéter. Jusqu'ici tout va bien. Tout va bien car je m'en fous.

vendredi 21 janvier 2011

Le rendez-vous avec l'Espagnole. (Par Nate la Gitane)

Le mercredi qui a suivi la soirée rue Amelot, je rencontre donc pour la seconde fois la fameuse espagnole à qui j'avais donné rendez-vous dans un café rue Sorbier.
Sur le chemin j'appelle l'amie qui m'avait fait connaitre ce café une semaine plus tôt. Étant son QG, je voulais savoir si elle y serait ce soir. Je lui explique que j'avais rencardé une meuf et qu'elle s'appelle Mlle B (c'est un fake... souci d'anonymat...). Là ma pote panique légèrement: "est-ce qu'elle vient d'Alsace? Est-ce qu'elle est rousse?" et une ribambelle de questions à laquelle je ne pouvais pas répondre puisque je n'en savais rien... "Mais non elle est blonde-châtain clair et elle est espagnole... ça ne peut pas être la même"...
Et là le conseil mystérieux: "Écoute ptit bichon, si elle est blonde-rousse, qu'elle vient d'Alsace et qu'elle fait "ça" comme métier... Fais attention. Juste vraiment attention... Ok?"

OK. En même temps la probabilité qu'il s'agisse de la même personne est assez minime.

Avant le rendez-vous je me rends à ma résidence secondaire. J'y trouve Babybaby en plein travaux de réhabilitation de son appart: "je massacre le mur sacré (nb: un mur sur laquelle elle avait graffé et taggué, une vrai beauté) pour mettre un joli papier peint."

L'heure du rendez-vous sonne. Je suis en retard. Je sens une légère pression monter. ça va être mon premier rencard "comme dans les séries", le genre de rencard où tu ne connais RIEN de la personne, où tu as juste échangé un numéro de téléphone et que tu vas tout apprendre de la personne en direct.

J'y suis. On se retrouve juste devant le café.
Effectivement elle est rousse. Effectivement elle fait "ça" comme métier et elle vient bien d'Alsace. Et ce que j'avais pris pour de l'espagnol par son amie grande et brune et bien c'était de l'italien... (Oui je sais... Mon niveau LV2 est complètement à chier...)

J'écris vite fait un sms à ma pote au conseil mystérieux :"Vas-y c'est la même... Balance les infos.."

Le rencard se poursuit. On boit, on dine. Le rencard a duré 5h. C'était un bon moment. Mais on se lève tôt le lendemain alors on rentre. On débriefe sur notre rencard. Est-ce qu'on va passer au level suivant ou est-ce qu'on reste pote? On passe au level suivant. Des bisous échangés et on rentre chacune de notre côté.

Je reçois le sms de ma pote au conseil: "Rien à dire de spécial. Fais juste gaffe."
Qu'est-ce qu'elle est chiante!! C'est quoi tous ces mystères?! Mais j'aurai mes informations...

En tout cas, la technique du "voici mon numéro" permet au premier rendez-vous de se dire pleins de trucs. Une technique à retenir donc. Pour passer au moins un moment cool. Sous-réserve de ne pas tomber sur une psychopathe.

dimanche 16 janvier 2011

Le week end du 14.01.11 (Par Babybaby)

J'ai commencé mon week end avec une toux d'irritation assez sévère. J'avais bu une bouteille de sirop à la codéine et dormi toute la journée quand la gitane a débarqué et m'a forcé à filer chez le doc. Ha... le doc...je l'appelle docteur sexy. Il m'a bien cernée et m'a dit "puisque vous êtes une gourmande je vous represcrit deux bouteilles de sirop". Hihi docteur sexy!
Je rejoins NlaGitane rue Victor Letale. J'avais rencardé le mec que je "vois" en ce moment. Bonne ambiance, concert sympa, la favorite du bar et son guitariste jouent, les gens sont à fond. On est assises au bar. Arrive le mec en question, cool mais un peu froid. On se "voit" signifie qu'il n'y a rien de sentimental entre nous, c'est convenu ainsi. C'est pas tellement que je ne crois plus en l'amour, je me laisserai surprendre si ça arrive mais pour l'instant et compte tenu de mes déceptions récentes je suis passée en "mode potes". Je suis complètement ko (codéine baby), on sirote nos bières. Il trouve nécessaire de remettre les choses au clair, on est d'accord sur le statut de cette relation, tout le monde est content. je dis à Nate qu'après cette bière je rentre avec elle mais je me laisse embarquer pour une autre tournée. A partir du moment où elle rentre chez moi et que je me retrouve seule avec mon rencard (qui n'en ai pas un), il m'embrasse, ça devient chaud et à la fermeture me propose de venir chez lui. C'est loin mais le road trip de nuit pour traverser paris me plait bien. Je passe la nuit avec lui mais je n'y trouve pas mon compte. Quand on se voit et quand je suis là je suis vraiment là (!) mais ce n'est pas réciproque et l'expression prendre ce qu'il y a à prendre me laisse dans un état de frustration qu'il ne mesure pas ou ne veut pas prendre en compte lorsque je tente de poursuivre les choses au réveil. Bref. Sans délicatesse, celui qui m'a embrassé passionnément la veille me dit qu'il va bouger et que le métro le plus proche est tout droit puis à droite au niveau du boulevard.
J'ai l'impression de m'être fait avoir, comme une offre spéciale qui finalement ne m'apporte rien.
Sur le boulevard je rentre dans un magasin de jouets pour acheter une badgeuse, depuis le temps qu'on en parle, cet achat me met de relative bonne humeur. Retour à la maison. Lounge, thé, badges, on débriffe, un verre de vin. On se prépare pour aller à un vernissage dans un squat mairie des lilas. Une pote à nous mixe là bas. On y va en carrosse, j'ai mis une jolie robe, des bottines à talons. On y reste un peu, on croise une copine, Nate revoit son crush de la semaine passée, je la sens pas cette fille, elle se la joue, c'est peut-être juste une attitude, en tout cas je ne la sens pas. Je croise également "Amen", un mec que j'ai très peu fréquenté début septembre et qui n'avait pas compris pourquoi j'étais restée silencieuse à ses appels. A l'époque j'étais emballée par un beau mec croisé dans un bar de lesbiennes au début de l'été. Vague aventure (dans laquelle je trouvais mon compte en tout cas) mais il était reparti dans son pays après 12 ans pour un super boulot. Pffff
Donc Amen ne se rappelle plus mon nom, (Julie!) reprends mon numéro. Mais bon...
On rebouge en carosse, rue Amelot. C'est blindé là bas, je me sens totalement agoraphobe. Heureusement que je dépasse tout le monde d'une tête. Rien à croquer, je suis là pour Nate de toute façon, fidèle compagnon, zoro et bernardo, batman et robin, on fonctionne comme ça wingmen! "Have you met Nate?"
Je la missionne pour des bières car c'est comme ça qu'on choppe, en galérant pour accéder au bar, forcément ça crée des liens! En attendant je dansotte, avec ma jolie robe, personne me calcule, je ne fais pas couleur locale mais bon tout de même!
elle revient, une proie dans l'oeil, je lance des regard de "ma copine te trouve bonne alors je checke" et je valide, je l'avais déjà repérée.
Et là mission 06. Je veux me casser ça tombe bien. Nate aussi, elle me tane avec un monotrip sandwich jambon beurre depuis le début de la soirée! Elle demande conseil à un groupe de meufs à côté de nous qui elles aussi me zappent (bon, je me fais une raison). On y va, je repère la meuf, me cache derrière un poteau pour encourager mon poulain, "Go go go!" elle y va, on sort cash et on retourne au carrosse. On débriffe, je lui apprend comment donner un numéro (mdr) c'est fou si on considère que je sais faire ce genre de truc grâce à ses conseils (la boucle est -bon cette expression est naze mais vous avez pigé hein) ! Sur le retour on a fait la fermeture un macdo d'oberkampf, ce qui reste le truc le plus fou que j'ai fait du week end!
un pet et au lit.

Le week end du 14.01.11. (Par Nate la Gitane)

Mon week-end commence le jeudi soir. Ce soir là, Babybaby avait rencardé le Grec à une soirée rue Victor Letale, une soirée que les Whats Gouineon avaient promu sur leur Facebook. Étant lesbienne à 90% depuis 2 ans, il était important de m'y rendre. Sauf qu'en réalité les 3/4 des gens étaient des mecs, que sur le dernier quart féminin, la moitié était canon et l'autre une blague.
Après quelques cl de bière ingurgitée, je rentre au QG (appartement de Babybaby/ ma résidence secondaire). 
"Je finis ma bière et j'arrive" me dit-elle. Oui mais le lendemain après-midi en réalité.

Vendredi.
Babybaby rentre avec une badgeuse. Objet de nos fantasmes depuis quelques temps. Après-midi créa. Il nous faut un badge pour la soirée de ce soir. Me voilà donc parée d'un magnifique badge "Nate la Gitane". 

Deux soirées sont prévues ce soir là. Une exposition-vernissage-soirée dj dans un squat d'artiste. Une de mes potes mixe ce soir là. Soirée hétéro donc. Babybaby, elle avait prévu la seconde partie: une soirée filles rue Amelot.
Au squat on retrouve la fille que j'avais embrassé le week-end précédent (un week-end qu'il faudra absolument que je chronique). Distante, froide prétextant une terrible maladie qui lui empêchait de me faire la bise. Oui car j'allais lui faire la bise et non lui rouler une pelle. La semaine qui venait de se passer m'avait finalement convaincue que je serais mieux sans elle. Cette micro-micro romance aura tout de même eu l'immense avantage de me faire oublier la fille qui m'avait larguée une semaine plus tôt avec qui j'étais restée 1 mois et demi.

La suite à la rue Amelot. Des cheums, des cheums et des cheums. D'ailleurs, perchée sur 12cm de talon je les trouvais  incroyablement petites par rapport à d'habitude. Il y avait cette fille super populaire qui m'avait couté LA fille que je badais trop cet été. Babybaby la trouve cheum ou du moins elle ne la valide pas "Si tu l'as chopes celle-là c'est vraiment manière de dire quoi..."

Mais j'en vois une jolie. Apparemment une espagnole. Missionnée pour aller chercher des bières au bar, j'entends une de ses copines parler en espagnol, regarder vers ma direction (je ne suis pas vraiment sûre, mes bases en LV2 étant nazes), dire un truc du genre "je ne suis pas sûre qu'elle soit lesbienne". Ma demi iroquoise n'est donc définitivement pas assez explicite...

Là commence la mission: comment choper l'espagnole.
Donner son numéro de téléphone semble être une bonne alternative. Mais de quelle manière? Là je décide d'agrandir le champ de réponses en interrogeant un panel de 3 lesbiennes. Je me souviens encore du regard ravi de la première lorsque je l'ai abordé (désolée non je ne te drague pas...). La seconde, certainement maquée avec la troisième (vu le regard de tueuse qu'elle me lançait) me dit "vas y ça marche. Si dans Trois jours elle ne te répond pas, c'est mort."
Ok. allez on y va. Je note mon numéro sur un flyer. A coté de nous, deux filles. Une petite blonde me lançait des regards de princesse amoureuse. Des regards insistants. Mais désolée, là je m'apprête à affronter ma peur (du rejet/du ridicule/ de mon ego meurtri). Arrivées à la hauteur de l'espagnole. J'ose pas. Babybaby me dit "tu veux que j'y aille?" Ah non la loose!!...
"GO GO GO!!!" 
J'y vais. "Salut!" et je lui tends le papier. Elle regarde le papier. Et dans la panique j'ai dit "c'est juste mon numéro t'es pas obligée". Elle le prend et je m'en vais.
... "T'es pas obligée"... Mais quelle merde. Genre je m'excuse d'exister. Nul. Bidon.

Dans la voiture, Babybaby me brief. "Tu mets ta main sur l'épaule, tu lui prends la main, tu lui donnes le papier et tout en la regardant dans les yeux, tu lui dis "c'est mon numéro... Appelle si tu veux.""
Du coup je me suis entrainée. Grand moment comique tant ça parait con.

Samedi soir. Soirée tranquille. Un achat chez les Kooples et une bière à Oberkampf. SMS. C'est elle. En moins de 24h. Mission: "Nate retrouve son mojo" en progression.

Présentation/ Avant-propos/ Le truc qu'on met avant pour contextualiser.

L'idée de ce blog est à la base, le fruit d'une collaboration entre copines. Une association, la plupart des cas, sous l'influence de substances plus ou moins toxiques.
Une histoire de meufs nées au début des années 80, tout au début.

Aujourd'hui j'alimente ce blog seule mais cet espace d'expression peut toujours être partagé selon l'envie.



Tout a commencé pendant l'été 2010. Sorties et fêtes rythmaient bien mes vacances. La rentrée n'ayant rien changé, j'ai décidé de créer un blog pour immortaliser mes gloires et mes déboires pour m'en souvenir mais aussi dans le but très conceptuel de matérialiser ce qui nous unit mes potes et moi, week-end après week-end, beuverie après beuverie et nos aventures en tout genre: LE DEBRIEFING.



NateLaGitane.